Comment sortir du «métro, boulot, dodo» ?



Vous êtes-vous déjà senti enchaîné à votre bureau de 9h à 18h tous les jours de la semaine ? C’est en tout cas ce que je ressentais quand j’étais employée sous contrat à durée indéterminée. Qu’il y ait du travail ou non, je devais être là.


J’étais frustrée et avais la sensation de perdre mon temps. D’autres personnes travaillant pour la même société que moi mais en tant que freelance ne venaient, elles, au bureau que lorsqu’il y avait réellement des choses à faire et pouvaient profiter du reste de leur temps pour se former ou travailler sur d’autres projets. C’est à ce moment de ma vie que je me suis rendu compte que c’était de ce type de vie là dont j’avais besoin: être libre de travailler et de mettre mon énergie dans les projets et/ou les formations qui m’intéressent vraiment. Pour couronner le tout, j’ai toujours été une amoureuse de voyages et les vingt jours de congés annuels auxquels j’avais droit ne me donnaient pas vraiment la possibilité de voyager comme j’aime tant le faire. L’idée de devoir attendre ma retraite pour finalement pouvoir être libre me rendait malade !


Comment me suis-je retrouvée dans le schéma «métro, boulot, dodo» ?


Depuis toute petite, mes parents me rabâchaient les oreilles en me disant que je devais être bonne à l’école pour pouvoir faire des études supérieures me garantissant un diplôme qui, lui, me permettrait ensuite d’avoir un emploi bien payé. La menace était que sans cela, je finirais caissière dans un supermarché. Ce schéma semble fort ancré dans beaucoup de familles et, en tant que jeune grandissant dans une famille qui ne connaît que cela, on n’a pas vraiment le choix que de suivre cet exemple. Je me rappelle comme si c’était hier du moment où j’ai choisi mes études supérieures: je me disais qu’il valait mieux choisir une matière qui m’enthousiasmait vraiment parce qu’une fois dans le monde du travail, je n’allais plus du tout m’amuser ! Je trouve cela dingue de constater à quel pointl’image que j’avais du monde du travail était négative alors que je travaillais en tant qu’étudiante depuis l’âge de 16 ans et que j’avais toujours aimé travailler. Sept années m’ont été nécessaires pour me rendre compte que, moi aussi, je pouvais sortir de ce «métro, boulot, dodo» et que ce n’était pas juste réservé aux autres. Je ne dis pas que je me la coule douce. Au contraire, je n’ai jamais autant travaillé de ma vie mais mon travail m’éclate et, surtout, j’apprends tous les jours ! Cerise sur le gâteau, je peux travailler et voyager en même temps…


Les études ne servent pas à rien


Aujourd’hui, je ne crache pas sur les études que j’ai faites, elles m’ont notamment permis d’avoir accès facilement au statut d’indépendant sans devoir suivre une formation de gestion ainsi que d’avoir une expérience de travail à l’étranger grâce à mes stages.


Les possibilités sont infinies


Le monde est en réalité une immense plaine de jeux qui permet de pouvoir tester de nombreuses choses et de créer nous-même notre travail. Plus on commence jeune, moins on prend de risques. Quel est finalement le plus gros risque ? Dans mon cas, c’était celui d’être obligée de reprendre un travail traditionnel pour subvenir à mes besoins si je me plantais en tant qu’indépendante. Si l’on crée son propre travail, on peut le façonner à notre image, possibilité qu’on ne retrouve en général pas dans les jobs traditionnels. C’est ce que j’ai fait, non sans mal... Il ne faut pas croire que cela est facile, rien ne s’accomplit en claquant des doigts, mais aujourd’hui j’ai créé mon job et je travaille quand je veux, où je veux et avec qui je veux.


Ce n’est pas fait pour tout le monde


Se créer une vie sur mesure représente beaucoup de travail. C’est merveilleux, mais le chemin est semé d'embûches. C’est une vie pleine de rebondissements. Il faut être prêt à affronter les bons comme les mauvais moments et, pour cela, il est fondamental d’avoir le bon mindset. Cette manière de vivre n’est pas faite pour tout le monde.


Créer un job sur mesure


Pour créer un job taillé sur mesure qui vous convient et vous correspond, il est important de savoir ce qui vous anime tout au fond de vous. Il vous faut rechercher votre pourquoi: pourquoi faites-vous les choses ? De quoi avez-vous besoin ? De quoi avez-vous envie ?

Parallèlement, il est important d’identifier vos talents, ce que vous faites de manière tout à fait naturelle et qui vous permet de ne pas voir le temps passer quand vous le faites.

En combinant tous ces aspects et grâce à l’approche de l’Ikigai, j’ai pu trouver ce qui m’animait et j’en ai fait mon métier.


Qu’est-ce que l’Ikigai ?


Il s’agit d’une méthode japonaise qui fusionne quatre éléments indispensables à la création d’un job. Ces 4 éléments sont: ce que vous aimez, ce pour quoi vous êtes doué, ce dont le monde a besoin et ce pour quoi on pourrait vous payer.


Ce que ce changement de vie a eu comme effet sur moi


Aujourd’hui, je suis UX UI designer, facilitatrice et formatrice. J’aide les entrepreneurs à créer la première version de leur application grâce aux méthodes de designer professionnel et aux outils no-code pour leur permettre de créer un business qui leur laisse la possibilité et la liberté de pouvoir travailler où ils veulent, avec qui ils veulent et quand ils veulent. Je fais quelque chose qui me plait et qui me permet moi-même d’être libre, de pouvoir voyager et d’emmener mon travail où que j’aille.


J’ai appris que lorsque je suis confrontée à une épreuve et qu’il faut prendre de nouvelles décisions pour rectifier le tir, je dois prendre du recul pour mieux analyser la situation et prendre les bonnes décisions.


Je me sens grandir chaque jour un peu plus en tant qu’entrepreneure et j’accomplis des tâches que je n’aurais jamais pensé aimer réaliser un jour. Si on m’avait dit cela il y a dix ans, je n’y aurais tout simplement pas cru.


Je n’ai jamais autant appris que depuis que j’ai décidé de procéder à ce changement de vie. Ce changement n’a pas été simple et il est important de s’entourer de personnes qui vous encouragent dans ce sens et non le contraire.


Il m’arrive encore aujourd’hui, lorsque je traverse une période compliquée, d’aller consulter des offres d’emploi qui me permettraient de devoir bêtement faire ce que l’on me demande et qui me demanderaient beaucoup moins d’énergie. Je lis une ou deux offres et, au bout de dix minutes, je me rappelle pourquoi j’ai fait ce choix de vie.


Si vous voulez, vous aussi, changer de vie mais que vous ne savez pas comment vous y prendre, envoyez-moi un mail sur hello@blapp.be, je répondrai à toutes vos questions.

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